III- LE VILLAGE ET SES HAMEAUX

(La petite histoire de France)


Carte, du Géographe César-François Cassini de Thury, gravée en 1760 et réalisée sur commande du Roi Louis XV (Source : mairie de Congis)


III-1- Congis-sur-Thérouanne 

 

Au fil de l’histoire, notre commune a arboré bien des noms. Bien que son nom « Congiacum » à l’époque Gallo-Romaine soit très peu documenté, l’étude des ruines d'un établissement rural Gallo-Romain daté du Ier siècle avant J-C. aux IIIe-IVe siècles de notre ère, préfigure de son existence, du moins sur le plateau du Gué-à-Tresmes autrefois traversé par la voie romaine de Paris à Reims. (Inrap, fouilles dirigées par P. Ciezar et H. Walicka, 2002)


De la période Gallo-Romaine au moyen âge, Congis porta le nom « Congiacum » qui est un terme identifiant un lieu où se trouve un confluent de deux rivières. La Thérouanne quant à elle, s’appela soit « Tresmes »,  « Therouenne », « Tharouane » ou « Terouanne » avant d’acquérir son nom définitif. (Chronique des évêques de Meaux, Auguste Allou évêque de Meaux, 1876) (L'agriculture dans la Seine-et-Marne sous la domination romaine, deuxième lecture, par l’Abbé F.A. Denis, 1874) (Carte, du Géographe César-François Cassini de Thury, gravée en 1760 et réalisée sur commande du Roi Louis XV)


En 1135, Congis porta le nom de « Congy » ou « Altare de Congiaco ». (Histoire de l’église de Meaux, Tome 1I, pièces justificatives, Toussaints du Plessis, Bénédictin de la congrégation de St Maur, 1731)


Période des Rois Capétiens, Louis VII dit « le jeune » ou « le pieux » et Philippe II Auguste : Congis fait partie du diocèse de Meaux et du Doyenné d’Acy. Suite à la fondation de l’Abbaye Notre-Dame de Chaâge par les Chanoines de St Etienne (1019-1035), Manassès II de Cornillon (Évêque de Meaux de 1134 à 1158) confirma en 1135 au Chapitre de Meaux les donations que son oncle Manassès Ier de Cornillon (Évêque de Meaux de 1105 à 1120) lui avait faites et y ajouta les églises de « Trêmes » et de « Congy ». Bien que cette donation fût faîtes, elle ne fût pas appliquée puisque Anseau (Évêque de Meaux de 1195 à 1207, jurisconsulte du Roi de France Philippe Auguste) fit don en 1200 de l’église paroissiale de Saint Rémi de « Congy » à l’Abbaye de Chambre-Fontaine de Cuisy fondée vers 1190 pour l’ordre de Prémontré institué en 1120 par Saint Norbert. (Histoire de l’église de Meaux, Tome 1, Toussaints du Plessis, Bénédictin de la congrégation de St Maur, 1731) (Mickaël Wilmart. Origines et réforme de l’abbaye Notre-Dame de Chaage (XIe-XIIe siècles). Bulletin de la Société Littéraire et Historique de la Brie, 2002, 57, pp.53-64. halshs-00832419) (Encyclopédie théologique, Dictionnaire de géographie sacrée et ecclésiastique, M. Benoist, 1849) (Chronique des évêques de Meaux, Auguste Allou évêque de Meaux, 1876)


En 1202, le fils de Pierre Rigaud fît don à la paroisse, pour le salut de son âme et de ses aïeux, la terre et le jardin contigus au cimetière de l’église (le cimetière à cette époque se situe à la place actuelle du monument au mort des deux premières guerres mondiales. Les terre et jardin donnés correspondent au jardin et presbytère actuel). (Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de seine-et-marne, docteur Félix Pascal, tome premier, 1836)


En 1600, le village s’appela « Congy ». (Minutes et répertoires du notaire Mathurin PÉRIER, 10 juin 1589 - 3septembre 1626 (étude XI))

 

En 1714, Congis devient la propriété de Jeanne du Tillet (cf. Section UN PETIT BRIN D’HISTOIRE / De la seigneurie au duché de Tresmes). (Histoire générale illustrée des départements, Seine-et-Marne : histoire des communes, guerres, seigneuries, anciens monuments, églises, châteaux..., Maurice Pignard-Péguet, 1911)


En 1714, la première école de Congis est fondée et Mr Rathier en est le premier instituteur (1714-1735). Il y eut 5 successeurs avant que l’école ne devienne mixte. Il faut rappeler que l’instituteur à aussi la fonction de clerc paroissial et est nommé par l’Évêque de Meaux, le curé de la paroisse et les notables du village. Il a donc en charge l’éducation des enfants mais également l’instruction du catéchisme et du chant, d'assister le prieur dans l’administration des sacrements, de sonner les cloches de l’Angélus jusqu’au soir, de remonter l’horloge, doit balayer l’église les veilles de Dimanche et de Fêtes, entretenir les ornements, les livres et le linge, d'entretenir le chemin du cimetière.

(Écrit de E. Pathier, instituteur à Congis, 1888)


En 1724, Benoît-AntômeTurgot est le nouveau seigneur de Congis (cf. Section UN PETIT BRIN D’HISTOIRE / De la seigneurie au duché de Tresmes). (Histoire générale illustrée des départements, Seine-et-Marne : histoire des communes, guerres, seigneuries, anciens monuments, églises, châteaux..., Maurice Pignard-Péguet, 1911)


En 1789 : Un brin d’humour et de liberté historique, le Père Cerceau, curé de notre paroisse (une pointe de Don Camillo et de Peppone) est également le Maire et prononce à l’occasion de la prestation du serment civique un discours pro-révolutionnaire. (Allgemeine Literatur-Zeitung, 1790) (Discours Patriotique, par M. Cerceau, 1790)


Entre 1789 et 1974, le village s’appela « Congis ». (Archives municipales des actes d’état civil), (Allgemeine Literatur-Zeitung, 1790) (Discours Patriotique, par M. Cerceau, 1790)

 

Entre 1803 et 1814, Les ponts du canal de l’Ourq sont construits en amont et en aval des remblais à Congis. (Mémoires sur le canal de l’Ourcq et la distribution de ses eaux, Tome I, P.S. Girard, 1831)

 

En 1817 : Le presbytère est construit à côté de l’église Saint Remi.

 

En 1843, non loin de l’église est construite la première école mixte du village dont le premier instituteur est Mr Bouchet (1842-1846) (site de l’actuelle maison des associations qui fût aussi une des anciennes mairies du village). (Écrit de E. Pathier, instituteur à Congis, 1888)

 

En 1855, une école pour jeunes filles est construite puis y fût ajoutée une école maternelle et les logements pour les directrices en 1865 (site de l’actuelle mairie). La première institutrice est Mme Duguet (1865-1869). 7 autres institutrices lui succédèrent jusqu’en 1888. Cette école pour jeunes filles sera transformée en école communale mixte jusqu’à la création des écoles actuelles. (Écrit de E. Pathier, instituteur à Congis, 1888)

 

En 1882, Messieurs Brunet, Symon et Laville partent de la Villette et mettent 46 minutes pour atteindre notre village où ils posent leur ballon l’Augustine un peu endommagé. (L'Aéronaute : moniteur de la Société générale d'aérostation et d'automotion aériennes (France). N°11, Novembre 1882)

 

Le 1er Juin 1894, la ligne ferroviaire la Ferté-Milon/Trilport est ouverte et dessert les gares de la Ferté-Milon, Crouy-sur-Ourcq, lizy-sur-Ourcq, Isles-Armentières et Trilport. La ligne la Ferté-Milon/Paris est desservie par neuf train quotidien (aller/retour) en 1899. Mais, il faudra attendre 1905 avant que le nom de Congis soit ajouté et que la gare devienne celle que l’on connait aujourd’hui : La gare Isles-Armentières-Congis. (Le chemin de fer en Seine-et-Marne. Tome I, De la vapeur au TGV / René-Charles Plancke 1991)

 

En 1906, une épidémie de variole en provenance d’un voyageur venant de Paris contamine 11 personnes. (Mémoires de l'Académie de médecine (Paris) 1828-1914)

 

Depuis 1974, le village acquière son nom définitif « Congis-sur-Thérouanne ». (Vote du conseil municipal et décret ministériel de 1974) (Chronique Congis-sur-Thérouanne et ses hameaux, 1870-1990 Pierre Mimmas, Robert Vasseur-Desperriers, 2005)

 

En 2016, l’ancienne école communale est transformée en Mairie.

(Source : Plan cadastral de la paroisse de Congis réalisé par Louis Bertier de Sauvigny, intendant de la Généralité de Paris de 1777 à 1789, Archives départementales de Seine et Marne)


III-2- Gué-à-Tresmes 


De la période Gallo-Romaine au moyen âge, Gué-à-Tresmes porta le nom « Trames » qui signifie chemin qui traverse généralement une rivière qui conduit à un gué. (Toponymie en Seine et Marne, Paul Bailly, 1989)


En 1266 (Période de Louis IX dit « Saint Louis »), à « Trêmes » sur le chemin de Varreddes à Trocy, il y avait un Hôtel-Dieu, sur le bord de la petite rivière de la Thérouanne à proximité du passage du Gué. Il n’en resta plus que des ruines en 1594, la chapelle de « Trêmes » est en ruine. (Histoire de l’église de Meaux, Tome 1, Toussaints du Plessis, Bénédictin de la congrégation de St Maur, 1731)


Entre 1572 et 1721, le Gué-à-Tresmes se nomma « Trêmes », seul le nom de son gué persista. (Histoire de l’église de Meaux, Tome 1, Toussaints du Plessis, Bénédictin de la congrégation de St Maur, 1731) (Archives départementales des actes d’état civil)


Il y eut une ancienne chapelle sous l’invocation de Sainte Geneviève. (Chronique des évêques de Meaux, Auguste Allou évêque de Meaux, 1876)


En 1766 (Période de Louis XV), Antoine Laurent Lavoisier (chimiste, philosophe et économiste français célèbre) vint faire l’analyse géologique des couches sédimentaires du plateau du Gué-à-Tresmes. (Mémoire de Lavoisier, observations sur les environs de lizy, la ferté -sous -jouarre et meaux, 1766) (Œuvres de Lavoisier du ministre de l'instruction publique mémoires de géologie et de minéralogie notes et mémoires divers de chimie mémoires scientifiques et administratifs sur la production du salpêtre et sur la régie des poudres, 1892)


En 1773, une chapelle qui n'existe plus aujourd’hui est fondée au Gué-à-Tresmes. (Histoire de l’église de Meaux, Tome 1, Toussaints du Plessis, Bénédictin de la congrégation de St Maur, 1731) (Archives départementales des actes d’état civil)


En 1801 : La commune du Gué-à-Tresmes disparait et devient un hameau de la commune de Congis.

(Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de seine-et-marne, docteur Félix Pascal, tome premier, 1836)


En 1814 (Période Napoléon Bonaparte Empereur) : L'armée coalisée de Silésie est fermement installée au Gué-à-Tresmes, ce sera la bataille du Gué-à-Tresmes de la bataille de France sous Napoléon Bonaparte. (cf. Section LES FAITS D’ARMES HISTORIQUES / Campagne de France (1814)) (Le département de l’Aisne en 1814, Édouard Fleury, deuxième édition, 1858) (Napoléon : La dernière bataille Témoignagnes 1814-1815, Christophe Bourachot, 2014) (Revue des deux mondes, Tome 70, 1885)


En 1872, Messieurs Vasse et Grosprêtre sont victimes d’un incendie accidentel (lié à l’imprudence) détruisant quatre travées de bâtiment et une grande quantité de blé et de fourrage. (Le XIXe Siècle, Jounal républicain conservateur du 7 septembre 1872)


En 1914 : L’État-major de l’armée Allemande occupe le château du Gué-à-Tresmes, ce sera le début de la bataille de la Marne. (cf. Section LES FAITS D’ARMES HISTORIQUES / Première Guerre Mondiale) (Archives-nationales)


III-3- Villers-les-Rigault


De la période Gallo-Romaine au moyen âge, Villers-les-Rigault porta le nom « Villaria », « Villare Rigaldi ». Le nom « Villare », Villiers, qui désignait sous les Romains un écart, une dépendance de la Villa. Villiers est peu usité, on n'en compte que douze dans notre département. En 1905, on trouva des ossements, un grattoir et deux beaux couteaux en silex datant du néolithique, malheureusement le juge de paix fît des silex des briquet à pipe. En 1910, une lampe en terre cuite de l'époque gallo-romaine ou gauloise a été trouvée dans une carrière en exploitation. (Chronique des évêques de Meaux, Auguste Allou évêque de Meaux, 1876) (Histoire de l’église de Meaux, Tome 1I, pièces justificatives, Toussaints du Plessis, Bénédictin de la congrégation de St Maur, 1731) (L'agriculture dans la Seine-et-Marne sous la domination romaine, deuxième lecture, par l’Abbé F.A. Denis, 1874) (Trouvaille d'un lampion gaulois près d'une station néolithique. In: Bulletin de la Société préhistorique de France, tome 7, n°5, 1910. pp. 255-256) (Revue champenoise et bourguignonne : (Aube, Côte-d'Or, Haute-Marne, Marne, Seine-et-Marne et Yonne) : archéologie, beaux-arts, bibliographie, biographie, documents inédits, géologie, histoire : revue régionale d'histoire et d'érudition paraissant tous les deux mois / publiée sous le patronage de MM. Ernest Babelon et Auguste Longnon,... ; [Eugène Maury, secrétaire de la rédaction] 1904-1905)


Avant 1600, Villers-les-Rigault se nomma « Villiers-Le-Rigaud ». (Chronique des évêques de Meaux, Auguste Allou évêque de Meaux, 1876) (Histoire de l’église de Meaux, Tome 1I, pièces justificatives, Toussaints du Plessis, Bénédictin de la congrégation de St Maur, 1731)


Depuis 1600, « Villers-les-Rigault » fut nommé ainsi. (Archives municipales des actes d’état civil)


Pendant la période du Roi Louis XIII « le juste » : Villers-les-Rigault fait partie du diocèse de Meaux et du Doyenné de Gandelu. En 1611, la chapelle de Sainte-Marie-Égyptienne de « Villers-lès-Rigault » est consacré par Jean XVI de Vieupont (Évêque de Meaux de 1602 à 1623 qui assista au couronnement de la Reine Marie de Médicis et aux obsèques du Roi Henri IV en 1610). (Chronique des évêques de Meaux, Auguste Allou évêque de Meaux, 1876) (Histoire de l’église de Meaux, Tome 1I, pièces justificatives, Toussaints du Plessis, Bénédictin de la congrégation de St Maur, 1731)


Au moins entre 1737 et 1759, une école est présente sur la paroisse et reçoit des subsides en 1737 de Henri-Pons de Thiard de Bissy, Évêque de Meaux (1704 à 1737) et successeur de Jacques-Bénigne Bossuet (Évêque de Meaux). (Écrit de E. Pathier, instituteur à Congis, 1888)

 

En 1746, Benoît-AntômeTurgot est le nouveau seigneur de Villers-les-Rigault. (cf. Section UN PETIT BRIN D’HISTOIRE / De la seigneurie au duché de Tresmes)


Entre 1745 et 1760, on trouva néanmoins encore des variantes de Villers-les-Rigault en « Villiers-Le-Rigault » et « Viller les Rigaux ». (Les rues et environ de Paris, Tome I, 1745) (Carte, du Géographe César-François Cassini de Thury, gravée en 1760 et réalisée sur commande du Roi Louis XV)

 

En 1786, c’est monsieur Charles Dumesnil qui officie comme curé de la paroisse. (Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-et-Marne: Archives civiles. Complément des séries A à E: [articles A 65-87, B 269-775, C 292-387, D 16-20, E 1622-1963. Archives, Lemaire M., 1875)


En 1792, la paroisse de « Villers-le-Rigault » est supprimée et est rattachée à celle de « Congis ». (Chronique des évêques de Meaux, Auguste Allou évêque de Meaux, 1876)


En 1793, Charles Dumesnil ayant renoncé à sa charge ecclésiastique, s’installe à Congis et s’y marie avant de revenir à Villers-les-Rigault comme Maire. (Histoire générale illustrée des départements, Seine-et-Marne : histoire des communes, guerres, seigneuries, anciens monuments, églises, châteaux..., Maurice Pignard-Péguet, 1911)


En 1803, Napoléon Bonaparte alors premier consul fait une inspection à Villers-les-Rigault (cf. Section LES MONUMENTS HISTORIQUES / Usine élévatoire de Villers-les-Rigault).


Entre 1803 et 1814, le pont du canal de l’Ourcq est construit devant l’église de Villers-les-Rigault.

(Mémoires sur le canal de l’Ourcq et la distribution de ses eaux, Tome I, P.S. Girard, 1831)


En 1807 (Période Napoléon Bonaparte Empereur) : La commune de Villers-les-Rigault disparait et devient un hameau de la commune de Congis. (Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de seine-et-marne, docteur Félix Pascal, tome premier, 1836)


En 1824 : Ordonnance du Roi Charles X qui autorise la vente aux enchères publiques de l'emplacement et des matériaux de la chapelle de Sainte-Marie-Égyptienne. Le produit de la vente servira aux réparations de l’église Saint Rémi de Congis. L’autel de la vierge est déplacé dans l’église de Jaignes. (Bulletin des lois du Royaume de France, 8ème série, Tome 3, contenant les lois et ordonnances rendues depuis le1er juillet jusqu'au 31 décembre 1825, 1826) (Bulletin de la Société d'archéologie, sciences, lettres et arts du département de Seine-et-Marne 1865-1925)


En 1904, le ministre de la Marine Camille Pelletan inaugure le pont sur la marne reliant les deux rives à Isles-les-Meldeuses et à Villers-les-Rigault. C’est également la fin de la traversée de la Marne avec le bac de Villers. (Journal le Petit Parisien, 24 Août 190

(Source : Plan cadastral de la paroisse de Villers-les-Rigault réalisé par Louis Bertier de Sauvigny, intendant de la Généralité de Paris de 1777 à 1789, Archives départementales de Seine et Marne)


Remerciements pour l’accessibilité des documents à la BnF, aux Archives Départementales et Nationales, aux archives de Chantilly et aux librairies des Universités d’Harvard, d’Oxford, du Michigan, du Minnesota, de New-York et de Californie.

 

 

                                                                   Recherches et Rédaction par Yves Lepelletier

                                                                                                                                                              Docteur ès sciences de l’Université de Paris

                                                                                                                                                                               Conseiller Municipal



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