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Congis-sur-Thérouanne, hier

Congis-sur-Thérouanne a un nom d'origine gallo-romain : Congiacum « courbe » ou « confluent » et la divinité Tarvos
« Taureau » et onna « cours d’eau ». L'histoire de Congis-sur-Thérouanne.

village de Congis

Carte postale du village de Congis © AD77

Le village est mentionné pour la première fois dans un acte de 1135, par lequel Manassès Ier, évêque de Meaux, donne au chapitre de sa cathédrale l’église Saint-Rémi.

En 1200, Anseau, évêque de Meaux, offre l’église paroissiale Saint-Rémi de Congis aux religieux de Chambre-Fontaine. Le village, situé dans les états du comte de Brie et de Champagne, a l’avantage de rester sous sa suzeraineté immédiate. A cette époque, les habitants jouissent momentanément de plusieurs privilèges considérables comme la pêche dans la Thérouanne, le droit de franc alleu, c’est-à-dire d’exemption des droits féodaux, et divers autres immunités, grâce à une charte du comte de Champagne.

La Seigneurie de Villers-lès-Rigault est donnée, au début du XIVe siècle par Jeanne, Reine de France et femme de Charles IV, à l’église de Neuilly-Saint-Front, dépendante de l’abbaye d’Essômes. Le hameau de Villers-lès-Rigault, réunit au village en 1801, est la patrie de Jehan de Brie, surnommé le bon berger pour avoir composé, à la fin du XIVe siècle sur ordre de Charles VI, le Traité de l’Etat, science et pratique de l’art de la bergerie et de garder ouilles et bêtes à laine.

Carte postale Gué-à-Tresmes

Carte postale Gué-à-Tresmes © AD77

Le Gué-à-Tresmes, hameau autrefois traversé par la voie romaine de Paris à Reims, est situé sur la rive gauche de la Thérouanne. Son château est appelé Gué-Thérouanne ou Trouanne, Gué-Mory, et enfin Gué-à-Tresmes, du nom du duc de Tresmes, qui en était le seigneur.

En 1773, une chapelle dédiée à Sainte Geneviève, aujourd’hui disparue, est construite afin que le comte de Mory puisse y faire célébrer la messe tous les jours de l’année.

En 1830, la commune comprend plusieurs moulins, dont cinq au Gué-à-Tresmes, au bord de la Thérouanne. L’un deux est plus tard transformé en caoutchouterie.

En 1876, la subdivision des pompiers de la commune est réorganisée. Equipée d’une pompe à bras, elle regroupe pour la plupart des artisans et des ouvriers du bâtiment. Quelques exploitations agricoles, qui pratiquent également l’élevage de moutons et de bovins, sont répartis dans le village et les hameaux.

Textes inspirés du livre "Le patrimoine des communes de la Seine-et-Marne" aux Editions Flohic.

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